Rholala le crachouillis retrograde...
Bon j'suis d'accord pour dire que l'appelation web2.0 est un rien marketing, mais en creusant un peu, on se rend compte de toutes les perspectives que ça ouvre :
- pour faire le geek de base, commençons avec AJAX. C'est cool, ça fait plein d'effets flash-like grace à des bibliotheques de script comme moo.fx, lightbox, script.aculo.us, etc.. C'est beau mais ça sert à rien...
- pour faire le curieux, on peut s'intéresser au code fourni derrière : du bon vieux Javascript, avec manipulation du DOM. Rien de bien méchant. Signalons toutefois la nécessité d'avoir un DOM uniforme, et de dire merci à des organismes comme le W3C ou l'ECMA. S'il n'y avait pas un régulateur des pratiques du web, je vous laisse imaginer les problèmes d'interopérabilité (cf. guerre des navigateurs version 4)
- alors à quoi ça sert : validation en ligne (coté client) des formulaires, autocomplétion des zones de saisies, etc.. Pratique en terme d'usage (utilisabilité)
- Pas plus ? Pour rester chez le geek, effectivement toutes les appliweb développées sur AJAX : AJAXwrite pour citer le dernier en date ; toutes les applis basées sur XUL (Firefox, NVu) ou XML, les frameworks en PHP (le futur Zend), en Javascript (Protype), en Ruby, le portage des formats ouverts, l'interopérabilité, et ainsi de suite...
L'appelation de Web2.0 se borne-t-elle à ça ? De la technologie ? Non. Le terme web2.0 est aussi associé à un usage du web. C'est justement pour cette problématique que le terme a été proposé : après une main-mise du web par les grands groupes communiquants (dont la guerre des navigateurs a été un corollaire), certains acteurs indépendants ont préconisé un retour de l'utilisateur dans l'usage du web. Comment ça se caractérise :
- souci d'accessibilité dans les sites (directive nationale pour les sites publics depuis janvier 2005, basée sur les recommandations d'un autre organisme issu du W3C, la WAI)
- souci d'interopérabilité et de portage du contenu sur n'importe quelle plateforme (d'où l'intérêt s'une séparation contenu-aspect-comportement préconisée par le W3C)
- ouverture du contenu aux lecteurs : forum, blog, commentaires, etc.. on ajoutera aussi les lecteurs RSS dans cette logique et la précédente (avec l'utilisation des métadonnées -format RDF- mises en place par le Dublin Core sous l'égide du W3C)
- nouvelle logique de participation des lecteurs avec les folksonomies (

) : classification non-hiérarchique de l'information par le système de tag (voir delicious et flickr à ce sujet), avec présentation sous forme de tagcloud...
L'internaute peut maintenant réagir (grace à la technologie) au contenu qu'il voit sur le web, le commenter, le juger ; partager ce jugement et s'ouvrir au dialogue (comme on le fait sur ce forum) alors qu'il ne le pouvait pas précédemment.
Non, je pense que dénigrer le web2.0 parce qu'on trouve le nom bidon, et mépriser le travail du W3C, c'est passé à côté d'un aspect fondamental de notre travail de développement, de programmation, de production, de fabrication, de conception de sites web ou de ce que vous voudrez !
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